L’animatrice

Doris Hornig est actuellement la seule animatrice au sein de l’association « La Grâce ».  Elle est également l’une des membres fondateurs et sa représentante officielle.

Sa biographie

  • Elle bénéficie d’une bonne éducation en culture générale et en musique (participation à plusieurs chorales, apprentissage de plusieurs instruments musicaux).
  • Elle a fait ses études universitaires à Berlin et Greifswald en RDA pour obtenir en 1984 le diplôme en Médecine.
  • Suite à des difficultés professionnelles et avec la société en général pendant le temps de la « révolution paisible » et de la chute du mur de Berlin en 1989, et à la « poursuite du bonheur », elle va à la rencontre de plusieurs communautés alternatives, jusqu’à découvrir le sud-ouest de la France, et à s’installer dans le Gers.
  • Elle intensifie ses activités corporelles comme le Yoga, la Danse (libre) et les massages, qui sont devenues des composantes essentielles de sa vie, tout comme les méditations (en silence et dynamiques). Elles lui procurent beaucoup de plaisir et de bien-être et lui donnent une bonne stabilité émotionnelle.
  • Elle a suivi la formation en Massage Sensitif directement auprès de son créateur Claude Camilli à l’école Infoméca de Saint Gaudens.
  • Elle a fait beaucoup d’expériences enrichissantes pendant son activité professionnelle en tant que Praticienne de Massage Sensitif et du Toucher Sensible (également appelé Toucher Authentique).
  • Elle a fait la formation en Art-thérapie auprès de Julia Huppert (proche de Tarbes) pour enrichir sa palette de l’expression artistique libre.
  • En 2010, elle découvre et se passionne pour la Biodanza. Depuis 2014, c’est sa plus grande passion à laquelle elle donne beaucoup du temps, d’argent et d’énergie. Elle a réalisé les trois premières années de la formation pour devenir Facilitatrice de la Biodanza à l’école de Toulouse-Occitanie (ECBTO). Depuis Janvier 2018 elle anime des vivencias hebdomadaires pour un groupe de débutants en Biodanza dans le Gers, dans le sud-ouest de la France. Elle a également suivi la formation pour l’extension de la Biodanza, appelée « Arbre des désirs ».
  • Depuis 2017, elle pratique aussi la Danse Contact Improvisation – une merveilleuse possibilité supplémentaire pour danser seul ou avec d’autres, dans une liberté incroyable au niveau de l’expression corporelle, avec ou sans musique et dans une harmonie mutuelle très satisfaisante avec les différents partenaires. Des ateliers mensuels pour la Danse Libre et la Danse Contact Improvisation sont envisagés dans le cadre de l’association La Grâce.

 

Doris raconte plus en détail sa vie et sa relation avec la danse:

Déjà depuis toujours, j’aimais la danse – l’expression de la musique en mouvements. La combinaison magnifique entre mélodie, harmonie et rythme, qu’on nomme en général « musique » ne m’a jamais laissée immobile. Si je ne pouvais pas faire plus, j’ai bercé au moins mon corps ou tapé le rythme avec mon pied. De nombreuses fois, on m’a recadrée dans les chorales et groupes musicaux auxquels je participais, en m’indiquant d’être plus calme et de ne pas bouger en permanence. Entendre de la musique, ou même la faire moi-même, et l’exprimer dans mes mouvements, a toujours constitué un tout pour mois.

Mais, je n’avais aucun don pour la danse dès ma naissance, bien que je l’aimais déjà depuis toujours. Enfant, je regardais les émissions de danse à la télé en cachette (… tout en sachant que j’étais en principe un enfant très obéissant). J’aimais tout ce qui était en connexion avec la danse : le patinage artistique, la gymnastique rythmique et sportive, le ballet dans tous ses styles et je me suis plongée dedans. Cependant, c’était clair pour mes parents et aussi pour moi :  » Jamais, Doris ne saura danser. Elle est beaucoup trop raide, antisportive et sans la moindre grâce. » Pendant que mes amies de l’école sont allées à l’école de danse pour apprendre la danse classique, j’étais à l’école de musique pour apprendre des instruments, de façon raide et sans créativité. Mais même dans ce cadre contraint, j’ai trouvé le contact intérieur avec la musique, en la vivant pendant que je jouais des pièces de compositeurs anciens. Et dès que je pouvais, je visitais les salles de danse, regardant, vigilante et jalouse, les mouvements et exercices de mes amies durant leurs leçons.

Et c’était vrai, je ne pouvais pas danser dans des écoles de danse. Même pas dans celle que j’ai visitée comme adolescente pour apprendre le valse, le foxtrot etc.. C’était extrêmement difficile pour moi de mémoriser la moindre chorégraphie et j’ai eu peur en permanence de piétiner ou bousculer mon partenaire. En discothèque, je dansais presque toujours toute seule, pour avoir la possibilité de bouger comme je le souhaitais et pour ne pas avoir peur de faire des erreurs. Avec malgré tout la peur de se faire remarquer et qui faisait que je m’adaptais – du moins partiellement – aux rituels généraux de la danse.

Mais toute seule à la maison, ou de temps en temps ailleurs, j’étais emballée. La musique m’a touchée tellement fort, qu’il m’a fallu l’exprimer avec mes mouvements.

Quand j’ai participé il y a plus de dix ans à un atelier de l’évolution personnelle, on m’a posé la question de savoir quels étaient mes rêves, mes rêves les plus profonds. Peu de temps avant, j’étais une fois de plus en train de danser autour de la table de cuisine, et j’étais encore profondément touchée par le bien-être que j’ai ressenti. C’est donc ce que j’ai noté, pour la première fois de ma vie, et sans la moindre conviction que ça pourrait se réaliser un jour : « Je voudrais danser. » Je l’avais écrit car je voulais être honnête, mais je me suis sentie folle en l’écrivant. Mais j’ai senti que la danse était la passion la plus constante, la plus profonde, la plus satisfaisante dans ma vie et après cet événement, elle s’est introduite de plus en plus dans ma vie et mes activités.

En 2010, j’ai pour la première fois découvert la Biodanza en lisant. Tout d’un coup, je savais : « C’est exactement ce que je cherche déjà depuis toujours. Danser sans peur, pas seulement toute seule à la maison, mais également ensemble avec d’autres. »

A ce moment, il n’existait pas beaucoup de cours et d’ateliers. Donc, je pouvais pratiquer ma nouvelle découverte que sporadiquement. Mais dès les premières vivencias, je savais que j’ai trouvé un nouveau chez-moi artistique et affectif.

J’ai eu besoin d’encore plusieurs années, pour – petit à petit me libérer de mes peurs financières et de mon aversion à faire des longs trajets. Mais en Novembre 2014, j’ai vécu à l’école de Biodanza Toulouse-Occitanie (ECBTO) un rituel d’initiation à la formation tellement touchant, impressionnant, que je savais : « C’est ce que je veux faire aussi. »

Et je ne l’ai pas regretté. J’ai eu mes moments de doutes, mes crises. Mais toujours et toujours, je suis revenue à mon groupe de formation et à la Biodanza.

Entre temps, j’ai également eu la chance de découvrir la Danse Contact Improvisation (DCI). Pour moi, elle est encore plus satisfaisante dans son aspect de liberté, mais moins forte dans son côté affectif que la Biodanza. Les deux sont donc très complémentaires et elles se rejoignent dans l’intention d’être absolument fidèle à ses impulsions corporelles profondes et à les suivre pour les exprimer. Dans la DCI, souvent même sans musique. Ce qui était encore très peu visible en discothèque pendant ma jeunesse, est devenu grand et fort : Je dois arrêter d’avoir peur de ce que pensent les autres quand je danse.

Le bonheur de danser n’était plus lié à la perception esthétique extérieure du mouvement, mais à la sensation d’être en harmonie profonde et intense avec mon corps en exprimant « ses » mouvements. Je me suis sentie juste avec moi-même. (Et entre temps, je sais, que c’est la source des plus belles danses, cette authenticité dans les mouvements …)

Et la plus grande surprise était : Chaque fois quand j’ai dansé, quand je danse, je me ne suis jamais sentie raide, grosse, et n’importe quel attribut négatif qu’on m’a donné dans mon enfance. L’harmonie entre la musique, mes impulsions intérieures et leur expression extérieure dans les mouvements, s’est montrée dans la grâce de mes danses et le fait encore de plus en plus.